Publi le mardi 15 avril 2008

La mondialisatin et les p'tits chinois

15 04 2008

Quand j'étais jeune dans les années 50 on achetait des p'tis chinois. Ça coûtait 5 sous pour en parainner un qui nous envoyait éventuellement une lettre de remerciement avec sa photo.  Quelle fierté lorsque cela nous arrivait.  Ce qu'on ne savait pas, c'est que les missionnaires qui organisaient ces collectes d'argent l'utilisaient pour se financer tout azimut et que nos chinois c'était n'importe qui, n'importe quoi, des images virtuelles avant que le mot soit inventé.  Mais ça c'est une autre histoire.

Ensuite, dans les années 60, le courant de pensée dominant sur le tiers-monde voulait qu'on partage notre richesse.  Les pays occidentaux se sont mis à envoyer de millions de dollars d'aide humanitaire.  On se disait qu'il faudrait faire plus et leur envoyer des usines pour qu'ils puissent eux-mêmes transformer leurs ressources naturelles et fournir du travail à la population pour l'enrichir.

C'est exactement ce qui se passe depuis 20 ans. Les pays occidentaux délocalisent leur production industrielle vers les pays émergeants, leur niveau de vie s'améliore, une classe moyenne émerge qui a les moyens de faire éduquer ses enfants, la pauvreté recule et à terme, ces pays seront aussi plus démocratique.  C'est la mondialisation.

Bien sûr tout n'est pas parfait.  Il y a le travail des enfants, des travailleurs exploités, des esclaves. En terme d'évolution du marché du travail, ces pays sont exactement là ou nous étions au début de de l'ère industrielle.  Nos travailleurs étaient exploités, sous payés.  Puis ils de sont tranquillement enrichis, leurs enfants sont allés à l'école.  Ils de sont éventuellement regroupés puis syndiqués. Notre niveau de vie s'est amélioré et nous voilà parmis les pays riches. La Chine, l'Inde et beaucoup d'autres pays d'Asie et d'Amérique-du-Sud ont ce potentiel. Il faut leur permettre d'accéder à la richesse.  Malheureusement l'Afrique m'apparaît parfois comme un continent perdu pour une grande partie de son territoire. Il est difficile de voir la lumière dans le noir, sans jeu de mot.

Je ne suis pas un spécialiste, mais j'ai de la difficulté à comprendre le mouvement anti-mondialisation.  Premièrement, il existe dans les pays riches. C'est facile d'être contre quand on a le ventre plein. Je ne crois pas que l'indien qui vient de se trouver une job même mal payée pour faire vivre sa famille est si malhaureux que ça.  On évalue sa condition à la lumière de notre confort, c'est une erreur.  Deuxièmement, on a l'impression que le mouvement est assis sur une idéologie de gauche qui se méfie de la richesse qui aboutit bien sûr dans les poches d'une petite caste de prévilégiés.  Si c'était les cas, on ne verrait pas le niveau de vie général des pays s'améliorer. Troisièmement, il y a ceux qui se plaignent des pertes d'emplois chez-nous. Cet argument est obsolète, notre économie s'est transformée et les taux de chômage est à son plus bas. C'est malheureux pour les travailleur touchés, mais ils doivent s'adapter, retouner à l'école, etc. Finalement le mouvement est aussi écologiste et s'inquiète par exemple des millions d'automobiles que les travailleurs soient disant exploités ont maintenent les moyens d'acheter et qui vont polluer la planète.  Ça ça me met mal à l'aise.  Pourquoi refuser aux autres ce dont nous profitons outrageusement nous-même. c'est d'autant plus malvenu que contrairement à ce que l'on constate ici, les transports en commun sont bien développés là-bas justement parce que jusqu'à maintenent l'automobile y était presque absente.  Il faut changer l'automobile pour la rendre moins polluante, pas empêcher les populations d'en jouir.

Pour en revenir à mon p'tit chinois, il y a de fortes chances que ses petits enfants achètent des p'tis canadiens un jour.